Polyphénols ou antioxydants, lequel choisir ?
1 février, 2010 | Publié en Capsule santé
Dans son fonctionnement normal, l’organisme humain produit certains déchets nommés radicaux libres. Ce sont en quelque sorte des métabolites intermédiaires toxiques (MIT) qu’il faut en permanence recycler et contrôler la production, pour éviter leurs effets néfastes sur le bon fonctionnement de l’organisme.
Du point de vue chimique, les radicaux libres sont des molécules dont un atome (carbone et surtout oxygène) est porteur d’un seul électron, dit libre, car les électrons sont souvent regroupés par deux, c’est pourquoi qu’on dit qu’ils sont apparié.
La première source de radicaux libres est d’origine interne et tout a fait naturelle. Chaque fois que nos cellules utilisent de l’oxygène pour produire de l’énergie, des radicaux libres sont aussi formés. Cinq pour cent de l’oxygène que nous respirons se transforme en un dangereux radical libre appelé « super oxyde ». On produit environ 2 kilos de radical super oxyde par an, qu’il faut bien sûr éliminer.
Malheureusement, il existe d’autres formes de radicaux libres que le radical supe oxyde. De même, les infections lors des réactions inflammatoires découlant de la réponse immunitaire à une agression, un taux de sucre sanguin est trop élevé, sont sources également des sources de création de radicaux libres endogènes.
Mes ces derniers sont aussi d’origine externe. L’exposition à des polluants, aux pesticides, aux dioxines, les rayons ultraviolets, l’alcool, la fumée de tabac, le stress émotionnel, l’alimentation trop riche en sucre simple, sont aussi des sources de radicaux libres.
La découverte des radicaux libres et de la théorie du « stress oxydatif » qui en découle, a bouleversé le monde de la santé. Car le radical libre agit comme un poison qui, au fil du temps, va user progressivement tous nos tissus et altérer notre capacité à les régénérer. Mais la théorie du « stress oxydatif » permet aussi d’explique l’origine de nombreuses maladies liées au processus de vieillissement comme le cancer, les maladies cardio-vasculaires ou les maladies dégénératives cérébrales. Aucun organe n’est épargné par les radicaux libres : peau, poumons, cœur, artères, cerveau, œil, articulations, etc.
Pour contrôler les radicaux libres deux armes complémentaires, les poly phénols et les antioxydants.
a) Les poly phénols sont des composés synthétisés par les végétaux et utilisés pour se défendre contre les agressions environnementales. Environ 8 000 de ces composés ont été répertoriés et classés en plusieurs catégories. Citons :
- les acides phénoliques
- les lignâmes
- les flavonoïdes, qui sont plus de 4 000
- Etc.
La dénomination « polyphénols indique que ces composés ont une structure qui comporte plusieurs fonctions phénol, c’est-à-dire plusieurs fonctions alcool OH fixées sur des noyaux benzéniques. Ce sont ces groupes OH qui vont contribuer à donner à ces molécules leurs si importantes propriétés antioxydantes.
Les polyphénols sont présents partout dans les végétaux : dans les racines, les tiges, les feuilles, les fleurs et les fruits.
Les principales sources alimentaires sont les fruits, les légumes, les céréales, les graines oléagineuses, les légumes secs, certaines fleurs et certains boissons : vins (rouge et blancs), thé, jus de fruits. Les fruits et les légumes contribuent environ pour moitié è l’apport en polyphénols dans la ration alimentaire.
b) Les anti-oxydants
Tout comme les radicaux libres, on retrouve des anti-oxydants d’origine interne et externe.
Ceux d’origine interne sont fabriqués par notre organisme. Il peut s’agir de facteurs spécifiques comme le glutathion, l’acide alpha-lipoïque, l’acide urique, la coenzyme Q10. Mais ce sont aussi des enzymes, comme la catalase, glutathion réductase, le superoxyde dismutase qui ont besoin pour être activées d’être mises en présence de minéraux issus des aliments :
- fer pour la catalase;
- zinc et cuivre pour le superoxyde dismutase;
- sélénium pour le glutathion péroxydases.
Ce qui nous conduit aux antioxydants d’origine exogène qui sont présents dans une alimentation vivante. Ce sont certaines vitamines C- E B2, des oligo-éléments zinc, cuivre, sélénium, etc.
Tous les spécialistes en nutrition s’accordent pour dire qu’il faut pendre un minimum de 5 portions de fruits et légumes par jour afin d’obtenir une quantité suffisantes de polyphénols et d’antioxydants.
Mais dans certains problèmes de santé, ce n’est pas toujours assez pour se procurer des doses adéquates. On peut alors prendre des complémentaires d’origine alimentaire sous recommandation d’un professionnel de la santé qualifié. Il existe des tests objectifs pour savoir si vraiment nous avons besoin d’un supplément pour un certain temps.
Jean-Claude Magny ND.A., Ph.D

