Demain sera ce que nous en ferons
1 février, 2010 | Publié en Éditorial
Nous voici encore une fois de plus à l’aube d’une nouvelle année et comme disait un sage « demain sera ce que nous en ferons ». Naturellement ce nous est inclusif et intègre chaque être humain, dans une vision de co-responsabilisation ou d’imputabilité de notre destiné. En d’autres mots demain « sera » ce que chacun de nous apportera à l’édification d’un monde meilleur.
Pour ceux qui se réfèrent encore à la numérologie pour prédire leur avenir, 2010 est une année « 3 » qui est le symbole de la divine Trinité. Ce nombre qui est le fruit de l’union de 1 et de 2 concrétise un aboutissement : Par exemple :
- d’un homme et d’une femme qui s’unissent pour donner naissance à un enfant ;
- du pôle positif et du pôle négatif qui s’unissent pour donner naissance à l’énergie électrique.
Le 3 peut être considéré comme signifiant l’équilibre dynamique entre deux forces qui en s’opposant se complètent pour former une troisième. Comme la vie qui est faite de moments de joie et de moments de chagrin. Pour plusieurs auteurs, la représentation la plus proche du nombre 3 dans toute sa signification symbolique et ésotérique est un triangle reposant sur sa base, la pointe vers le ciel. Le bas représentant le côté matériel de la vie et le haut le côté spirituel.
Dans ce même ordre d’idée que symbolise le nombre 3, pour arriver à respecter ce principe de dualité, il faudra arriver à regrouper les 3 lois à la base des grands courants médicaux. À savoir, la « loi des contraires », « la loi des semblables » et « la loi de l’analogie ». Rappelons que cette première loi met en lumière la complémentarité et non l’opposition de deux éléments contraires. Comme c’est le cas du jour et de la nuit, des produits acides et des produits alcalins qui se complètent. Pour ce qui est de la deuxième loi, elle met en lumière la similitude de fonctionnement chez les mêmes espèces. Elle est à la base par exemple de ce principe fondamental en biologie, « à fonction digestive égale, alimentation égale ». En d’autres mots, un carnivore doit manger comme un carnivore… Enfin la troisième loi, celle de l’analogie, invite à aider les réactions organiques qui luttent pour maintenir la vie et non pas à les nuire. Ainsi, on n’arrêtera pas une toux, au contraire on aidera l’organisme à expulser ce surplus de mucus.
Malheureusement au lieu d’arriver à mettre en place UNE seule et même médecine permettant de mettre à profit pour l’humanité, les principes à la base de ces lois, ces dernières ont été morcelées en 3 médecines différentes à savoir la médecine allopathique qui privilégie la loi des contraires, mais souvent dans une vision d’opposition et non de complémentarité. Car souvent pour soigner elle s’oppose aux réactions organiques avec ses anti-biotique, anti-inflammatoire, anti-dépresseur, etc; la médecine homéopathique qui privilégie la loi des semblables, en utilisant à faible dose dynamisée, pour contrer certaines réactions organiques, les mêmes produits qui à une plus forte dose les engendrent; la médecine naturopathique qui privilégie la loi de l’analogie en se mettant au service de l’organisme humaine pour assurer son autorégulation en le plaçant dans les conditions de vie optimales pour qu’il puisse rester ou recouvrer la santé ou cet équilibre dynamique.
L’union de ces 3 lois donnerait naissance à une véritable « médecine intégrée » à vision «biomimétique » c’est-à-dire une médecine tirant sa méthodologie d’une compréhension de la véritable nature des mécanismes d’adaptation de l’organisme humain et plus précisément des moyens qu’il met en œuvre dans chaque type d’agression, pour contrôler et assurer le rétablissement optimal de ses fonctions vitales.
Malheureusement une telle médecine intégrée visant à individualiser pour chaque personne un mode de vie et de traitement conforme à une triple exigence d’individualité, d’efficacité et d’innocuité, est loin de faire l’unanimité. Tout en espérant que vous continuerez à nous lire et à appuyer nos actions, nous vous souhaitons une année « 3 » qui espérons, sera le théâtre de nombreuses réalisations, fruit d’une convergence des forces complémentaires pour créer un monde meilleur dans lequel il fait bon de vivre.
Pour continuer à apporter sa contribution dans l’édification d’un monde meilleur, le NaturoMag invite ses lecteurs à un véritable débat en proposant une formule plus dynamique faisant appel à leur participation. Au lieu de paraître seulement trois fois par année (Automne – Hiver – Printemps-été), le NaturoMag sortira dix fois l’an, de janvier à décembre avec une interruption les mois de juillet et août. Chaque numéro comprendra donc, un éditorial, une question débat prenant la forme d’un blogue laissant une place aux lecteurs pour leurs commentaires et une capsule santé mettant en lumière la démarche naturopathique.
Jean-Claude Magny ND.A., Ph.D

