Sauvez sa vie en la changeant

1 février, 2010  |  Publié en Étude de cas

C’est à l’âge de 47 ans, que ce professionnel ressenti ses premiers malaises à la région thoracique. Son bilan de santé relevait plusieurs facteurs de risques importants. De plus ses antécédents familiaux ne l’aidaient pas. Son père était décédé à l’âge de 53 ans d’une complication cardiaque et l’un de ses frères avait subi un pontage aorto-coronarien à l’âge de 48 ans.

En outre il fumait beaucoup et vivait une situation professionnelle difficile et tendue. Il était sédentaire par-dessus le marché et souffrait d’obésité.

Une batterie d’examens médicaux avait conduit à un premier diagnostic: angine d’effort. Des médicaments furent alors prescrits, mais son état d’angoisse demeura. À la même année, on procéda à une coronarographie : Résultats : atteinte sévère des trois vaisseaux coronariens. L’anatomie des lésions, leur caractère diffus, l’atteinte des artères en aval des lésions rendait impossible un pontage aorto-coronarien. Tout laissait présager une évolution difficile.

Malgré son état, il reprit son travail, mais un mois plus tard, il retrouva à l’urgence victime d’une douleur angineuse. Sa médication fut changée. Mais progressivement, le patient déprima et il dut s’absenter plusieurs fois de son travail. Il consulta un psychologue sans obtenir de changement dans son état de santé. Il refusa toujours de changer ses habitudes de vie, à l’exception de sa consommation quotidienne de tabac qu’il avait réduite de moitié.

À la suite des insistances de son épouse, il prit la décision de consulter une clinique américaine de notoriété internationale. Les cardiologues américains arrivèrent aux mêmes conclusions que leurs collègues québécois. À la différence, une diète basse en cholestérol et en graisses saturées lui est recommandée et sa médication fut changée.

De retour au Canada, il reprit son travail en mettant plus ou moins en application la diète. Il vivotait toujours et se sentait en moins bonne forme que ne l’était son grand père de 85 ans.

C’est alors qu’il commença à manifester les premiers intérêts pour les croyances orientales, le yoga, l’alimentation végétarienne et qu’il décida de changer ses habitudes de vie en venant consulter un naturopathe.

Quatre mois après avoir commencé à mettre en application les recommandations de son naturopathe, le malade a constaté que ces crises angineuses étaient plus rares, moins intenses et plus brèves. Son taux de cholestérol continuait de baisser. Son cardiologue réussit à lui convaincre de subir un nouveau contrôle de sa coronographie. Il constata entre autres que le rétrécissement de 80% de la coronaire droite noté avant ne dépassait plus 50% et qu’à l’artère circonflexe le rétrécissement proximal du tronc principal qui était de 80% avant, n’était plus que de 40%. Une telle régression avait une conséquence positive sur le flot sanguin et l’état général du patient.

Cet homme, comme bien d’autres a prouvé que la régression de la maladie coronarienne est non seulement possible, mais quelle peut-être réalisée par des moyens simples tout a fait naturels. La régression des lésions constitue une source d’espoir pour tous les coronariens que nous soignons en naturopathie en nous attaquant  à la cause de leur maladie et non pas à ses conséquences.

En l’absence de traitement, les lésions coronariennes progressent à un rythme annuel de 7% environ. Chez les patients soignés en naturopathie une amélioration spectaculaire de leur condition est notée en quelques mois seulement.

Le protocole est simple :

  1. Cesser de fumer
  2. Réduire la consommation d’alcool
  3. Pratiquer des exercices aérobiques, de musculation et de détente comme des mouvements de Yoga et des méthodes respiratoires pour arriver à une cohérence cardiaque et des séances de méditation;
  4. Suivre un régime à dominante végétalienne riche en stérols en particulier de béta-sitostérol (avec presque pas de produits animaux);
  5. Prendre quelques suppléments alimentaires à action anti-inflammatoire et autres pour maintenir le niveau d’homocystéine (Folate et vitamines B) et contrôler l’hypertension (bonite – Coenzyme Q10, Ail, etc )
  6. Revoir sa gestion du temps pour se consacrer plus de période aux loisirs et à des activités de plein air.
  7. Prendre des vacances, pour se changer les idées….

Jean-Claude Magny Ph.D
Centre de santé et d’harmonie du Richelieu
Clinique médicale en approche intégrée en santé.

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