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Infolettre NaturoMag C O M M A N D I T A I R E S Centre Écosanté Laboratoire d’évaluation @COMPLICES Communications
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DOSSIER
Au point de vue alimentaire, c’est le déséquilibre entre les protéines, les glucides et les gras qui peut amener une inflammation silencieuse et en résulter une prise de poids, l’arthériosclérose, un accident vasculocérébrale, une tumeur cancéreuse, le diabète de type II ou une détérioration des cellules nerveuses du cerveau. Plus l’alimentation est déséquilibrée et élevée en glucides, plus il y a résistance à l’insuline. À ce moment, les cytokines pro-inflammatoires, par l’entremise de l’interleukine (IL-6), circulent dans l’organisme et entraînent la formation de la protéine C-Réactive, protéine de l’inflammation. Celle-ci, produite par les cellules du foie lors d’inflammation se mesure par une prise de sang et doit être ≤ 2. Si un individu ingère un médicament de type « statine », il sera impossible de vérifier la production de protéine C-réactive. Les glandes surrénales sont également impliquées lors d’inflammation en sécrétant le cortisol. Toutefois, si cette inflammation perdure, que l’alimentation est déséquilibrée en acides gras, il y aura surproduction d’éicosanoïdes pro-infllammatoires. Au même titre que la prise prolongée de cortisone diminue les globules blancs, le cortisol en trop grande production participe à l’effondrement du système immunitaire. Effets d’une surproduction de cortisol
Les éicosanoïdes Les cellules produisent à la fois des éicosanoïdes pro-inflammatoires,« mauvais » éicosanoïdes, afin de détruire les tissus endommagés (macrophages et neutrophiles) et anti-inflammatoires, « bons » éicosanoïdes, ceux-là même qui régénèrent les tissus. Afin d’équilibrer les pro et anti-inflammatoires, l’alimentation doit inclure les acides gras. Voir tableau I. Les acides gras de type oméga-6 et oméga-3 à longue chaîne sont essentiels à la structure cellulaire. Lorsqu’ils sont équilibrés, ils permettent un meilleur fonctionnement du système immunitaire tout en diminuant l’acide arachidonique, celui-là même impliqué, entre autres, dans l’inflammation que ce soit l’arthrite, l’eczéma, le psoriasis et les maladies auto-immunes. Tableau I : mauvaise balance entre oméga 3 et oméga 6
Les fonctions des « mauvais éicosanoïdes » sont : 1) favoriser la coagulation; 2) causer la douleur; 3) diminuer les fonctions du système immunitaire. Les fonctions des « bons éicosanoïdes » sont : 1) prévenir la coagulation; 2) réduire la douleur; 3) rehausser les fonctions du système immunitaire. En naturopathie, on améliore l’alimentation en diminuant les glucides et en prescrivant les oméga-3 à longue chaîne (poisson) à haute dose, et l’on arrive ainsi à diminuer voire éliminer l’inflammation. Une semaine de ce régime et l’énergie sera meilleure et il y aura moins de production d’insuline. Plus notre taux de mauvais gras est élevé, plus il y a résistance à l’insuline; plus il y a résistance à l’insuline et plus il y a production d’acide arachidonique. Ce processus amène une production d’interleukine (IL-6) et la formation de protéine C-Réactive. Voici comment vérifier si vous souffrez d’inflammation silencieuse : 1) se placer nu devant le miroir et se demander s’il y a trop de gras à l’abdomen 2) mesurer sont tour de taille et vérifier selon les données suivantes soit 88 cm et moins pour un homme et 75 cm et moins pour une femme. Les triglycérides sont également un marqueur indirect de la résistance à l’insuline et de la production d’éicosanoïdes; le ratio triglycérides/HDL doit correspondre à 2 ou ≤ 1 (idéal). Le test d’insuline à jeun est un marqueur d’inflammation silencieuse; le résultat idéal est 5 mais 10 est considéré comme un bon résultat. L’assimilation des acides gras nécessitent les nutriments suivants : zinc, magnésium, sélénium, vitamines C, B3, B6, B9. L’analyse minérale des cheveux ou l’analyse des minéraux par le laboratoire Spectra Cell vous permettra d’identifier les carences. Je vous invite à lire les livres de la référence concernant l’inflammation, l’insuline, le cortisol et les éicosanoïdes. Bibliographie Maroon, J. et Bost, J. 2006. Fish oil, The Natural Anti-inflamatory. California: Basic Health Publications inc.
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