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Édition été 2008


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CAPSULE SANTÉ
Le grand ménage…

Le printemps et l’été sont souvent associés au grand ménage, à tous les points de vue. C’est ainsi que plusieurs d’entre vous en profite pour faire une cure ou un jeûne, afin de se débarrasser des toxines accumulées dans l’organisme durant l’hiver.
S’agit-il là d’un rituel inutile sans fondements ou d’une démarche scientifiquement démontrée, utile à l’écologie humaine ?
Pour répondre à cette question, revoyons quelques notions de base en biologie humaine. Il faut savoir que la nature dans sa sagesse a prévu que chacune des cellules composant notre organisme, est capable de prendre en charge tant les déchets d’origine endogène qu’elles produisent, que certains produits exogènes en provenance de son environnement. S’il est vrai que l’on peut dire, que les principaux organes ou usines d’épuration de l'organisme humain sont le foie et les reins, il n’en demeure pas moins que les poumons et la peau jouent également un rôle complémentaire. Mais en réalité, on peut dire que toutes les cellules, sans exception, ont cette capacité de détoxication ou de purification. Mais encore faut-il savoir comment entretenir et ménager cette fonction vitale.

Il a fallu attendre la découverte du professeur Warburg en 1935, sur le rôle joué par l’élévation de la pression osmotique intra et extra cellulaire, dans le phénomène de la tuméfaction et de la cancérisation, pour s’intéresser au phénomène de l’ENCRASSEMENT cellulaire. Cette découverte sur le rapport nucléo plasmique (RNP) lui a valu le prix Nobel de médecin et a permis d’expliquer les mécanismes de nutrition et de purification cellulaire.
Quelques années plus tard, les travaux des frères Daubresse, du professeur Seignalet et de la doctoresse Kousmine, sur le rôle joué par les métabolites intermédiaires toxines (MIT) dans la genèse des maladies dégénératives, viendront confirmés la théorie de Warburg.
Grâce à ces chercheurs et à bien d’autres, un point commun à pu enfin être établi entre la majorité des maladies dites chroniques se terminant en « ite » comme l’arthrite, lesquelles évoluent, si rien n’est fait, vers une forme dégénérative. Il s’agit de l’inflammation causée par l’encrassement cellulaire ! Mais quand est-il exactement de ce phénomène ?

À titre d’exemple, assez simple à comprendre, nous savons que l’arrivée des belles saisons, signifie pour des milliers de personnes, le début d’une période de malaises et de souffrances occasionnées par le fameux rhume des foins. Les signes annonciateurs de ce fléau sont le picotement des yeux, l’écoulement nasal, la congestion du nez et des sinus. Ces symptômes ne sont rien d’autre qu’une trop grande réaction de l’organisme au pollen de plantes printanières et estivales. Ces mêmes symptômes ressemblent également aux manifestations allergiques provoquées par d’autres substances irritantes comme la moisissure et les acariens contenus dans la poussière et qui occasionne l’inflammation de la muqueuse. Il en est de même, des réaction antigènes anti-corps générées pas certaines intolérances alimentaires.

Ainsi, ce n’est pas en faisant une petite cure de quelques jours au printemps que l’on peut vaincre ce mal qu’est l’inflammation qui prend différents noms selon sa localisation. C’est par une pratique quotidienne de saines habitudes de vie, permettant d’éliminer les véritables causes et de corriger la perméabilité de la membrane des cavités en contact avec l’extérieur que l’on peut y arriver. Pour cela, il faut tenir compte d’une alimentation équilibrée avec comme critères, entre autres, la compatibilité des aliments retenus, ayant le moins de toxines possibles (additifs, colorants, etc.). Une activité physique adaptée, permettant à nos cellules de mettre en branle leur processus de détoxication naturelle. Une bonne gestion des facteurs de stress afin de mieux canaliser nos dépenses énergétiques et nos réactions d’adaptation. Enfin en vivant dans un environnement écologique propice à la vie et à l’épanouissement personnel et collectif, véhiculant le moins de polluants possible.
C’est la raison pour laquelle la naturopathie propose, suite à une démarche dite de « terrain »  à court terme visant à augmenter la capacité de détoxication et de revitalisation de nos cellules, une démarche éducative de stabilisation à plus long terme. Une démarche portant sur les déterminants ou piliers de la santé que sont : l’alimentation, l’activité physique, la gestion du stress et les facteurs environnementaux.

Mais, vous savez aussi bien que moi, qu’il est difficile de corriger certaines de nos habitudes de vie, lesquelles remontent à la nuit des temps et qui sont enracinées en nous à cause de notre bagage culturel. D’où l’importance d’une véritable éducation à la santé, visant le changement de conception, sous la supervision d’un professionnel qualifié, comme ceux qui participeront au projet de recherche « le Club santé » pour une prévention active, pour relever le défi santé.

Chers lecteurs, nous vous invitons à prendre connaissance des articles de nos collaborateurs sur l’inflammation et à venir vous informer sur le projet du Club santé en complétant le formulaire ci-joint.

Club Santé

De plus en plus de recherches tendent à démontrer, des liens entre certaines habitudes de vie néfastes et des maladies aussi variées que le cancer, le diabète, l’asthme, la polyarthrite rhumatoïde, les accidents cardio-vasculaires. C’est la raison pour laquelle, les gouvernements  d’un peu partout à travers le monde, commencent, dans une vision préventive à faire de l’éducation à la santé une de leurs priorités.

Mais, que ce soit dans une démarche de promotion, visant le développement des connaissances nécessaires à l’adoption de saines habitudes de vie, ou dans une démarche de prévention, visant la réduction des facteurs de risque précurseurs de la majorité des maladies, le moins qu’on puisse dire, c’est que le bilan est loin d’être reluisant en matière d’éducation à la santé. Car, malheureusement, trop souvent les mesures prisent, se limitent à de simples campagnes publicitaires portant sur certains facteurs de risque, comme le tabac, l’obésité, l’alcool au volant ou encore à une campagne de vaccination de populations ciblées. Nul doute que ces actions peuvent avoir un certain impact sur l’incidence de certaines maladies ou sur la qualité de vie des citoyens qui mettent en application les recommandations faites lors de ces campagnes dites de promotion de la santé.
Cela est dû au fait que ces actions impliquent très peu l’individu concerné et la société en générale dans cette quête d’un mieux-être. C’est pourquoi, on peut qualifier ces mesures de « prévention passive ».

Le projet Club santé propose une forme de prévention plus « active ». Une approche dynamique visant à accompagner les participants volontaires, désirant prendre leur santé en mains. La prévention active cherche à responsabiliser le participant par une démarche d’autonomisation faisant ressortit la part d’imputabilité de chacun dans son état actuel de mieux-être et de santé, sans pour autant le culpabiliser.

En plus de cet objectif visant l’autonomie des participants, dans la prise en charge de soi par soi, le Club santé se veut un projet de recherche, mené par le Groupe de recherche en approche intégrée en santé (GRAIS-UQAM), avec les professionnels impliqués en éducation à la santé. Cette recherche vise à évaluer l’impact des saines habitudes de vie sur l’état de santé des participants à moyen (1 an) et à plus long terme (5 à 10 ans).

Le projet du club santé s’est inspiré, entre autres, des travaux du Dr André Gernez qu’un jury composé de 40 prix Nobel, sous la présidence du professeur Linus Pauling, a décerné en 1979 le prix Hans Adalbert Schweigart pour ses découvertes. Les travaux menés par l’équipe du Dr Richard Béliveau de la Chaire en prévention et traitement du cancer de l’UQAM et ceux du Dr Servan Schreiber auteur du best seller « Guérir » furent également des sources d'inspiration.

Enfin, c’est en tenant compte des plus récentes découvertes et modèles d’intervention dans le domaine de l’éducation à la santé,  que le projet Club santé a été élaboré.

Télécharger le formulaire d'inscription au Club Santé

 



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