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ÉDITORIAL La médecine officielle « allopathique » a pu s’imposer grâce à une approche dite scientifique reposant sur des preuves « objectives »et reproductibles au terme d’analyses comparatives rigoureuses. Il semble que ce soit la voie qui est conforme à la culture occidentale pour qu’un nouveau domaine disciplinaire puisse évoluer et avoir la place qui lui revient. Les autres médecines dites « alternative » et « complémentaire » manquent souvent de cette référence scientifique, bien qu’elles se démarquent par une approche « expériencielle» acquise par une longue expérience clinique en lieu et place de preuves objectives quantifiables. C’est John Cains, professeur de microbiologie à la célèbre Université Havard, qui écrit dans « Pour la science » (Janvier 1986) : La preuve de la veracité de cette affirmation, est l’actuelle réduction de la mortalité due aux maladies cardio-vaculaires, qui étaient, il n’y a pas si longtemps de cela, la cause première de décès dans la plupart des pays industrialisés. Si l’incidence de cette catégorie de maladies a diminuée, à tel point que le cancer prendra bientôt sa place en première position, c’est en grande partie à cause des campagnes de prévention qui ont contribué à certaines modifications du mode de vie des populations de ces pays. Sans risque de se tromper, on peut dire que lorsqu’on s’attaque à une maladie à l’échelle d’un pays, le principal effort doit consister à la prévenir plutôt qu’à la guérir. Placer la majorité de ses ressources dans la recherche d’un traitement, c’est nier cette évidence. Car, comme disait un sage: Pour cette raison en particulier, on ne saurait mieux défendre une collaboration entre la médecine allopathique et la médecine naturopathique laquelle, parmi les médecines alternatives et complémentaires (MAC), est sans une des seules à défendre une médecine à vision prédicto-préventive. Mais comment faire pour évaluer l’efficacité d’une telle approche ? S’il est vrai que théoriquement, rien ne s’y oppose, car la majorité des concepts sur lesquels repose la naturopathie sont déjà validés par des recherches scientifiques, il n’en est pas de même de sa nosologie et de sa démarche clinique qui demeurent encore très empiriques. La technique de double insu ne peut en effet, être ici d’aucune utilité puisque, par définition même, la naturopathie récuse la monothérapie et prône l’individualité biochimique et une thérapeutique personnalisée. Il existe donc un fossé profond entre une médecine allopathique symptomatique et la méthodologie étiologique pluri factorielle qui caractérise la naturopathie. Cette dernière privilégie une vision phénoménologique, qui n’oppose pas les notions de maladie et de santé. Car, si en médecine allopathique, la santé est le silence des organes, pour la naturopathie, la maladie traduit au contraire, une réaction positive de défense d’un organisme contre une agression. La maladie est en quelque sorte, une tentative de remise en ordre de l’équilibre ou homéostasie de l’organisme. Dès lors, la maladie n’est pas à combattre ou à faire taire, mais à comprendre dans sa finalité. Parfois même, elle doit être favorisée dans ses manifestations. En pratique clinique, les naturopathes tirent en grande partie leur succès dû au fait qu’ils associent le participant à la démarche clinique, en proposant une approche éducative. Cette collaboration dynamique entre patient et praticien de santé n’est sans doute pas pour rien dans les succès revendiqués. On peut voir, durant cette période de collaboration et souvent bien au delà, des participants changés radicalement leurs habitudes en modifiant leur hygiène de vie, soit au niveau alimentaire, de l’activité physique, dans leur façon de faire face aux agents stresseurs ou dans leur relation avec l’environnement bio-psycho-social. La compilation des résultats obtenus en naturopathie peut être établie grâce aux méthodes d’évaluation qualitative et à la détermination de lots homogènes de participants, permettant d’intégrer les données environnementales et psychosociales dans les grilles d’analyses. C’est ainsi que le GRAIS-UQAM a retenu la méthode de l’audit ou rétrospective par étude de cas, avec avant un diagnostic médical parfaitement établi par la médecine officielle, afin de valider la démarche naturopathique. Un des objectifs du bulletin Naturomag, c’est de partager, tant avec la communauté scientifique qu’avec le grand public, les données découlant de ces études de cas menées par des praticiens d’expérience, selon une démarche reproductive rigoureuse menée sous supervision. Jean-Claude Magny n.d , Ph.D.
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