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CAPSULE SANTÉ
C’est pourquoi leur carence pourrait être en partie responsable de ces mêmes affections ! Les poissons gras constituent la meilleure source d’oméga 3 dits à « longue chaîne » parce que la partie centrale de leur molécule ressemble à un collier de 20 ou 22 atomes de carbone. Celui de 20 atomes de carbone se nomme EPA ou AEP en français et celui de 22, DHA ou ADH. Après la digestion, le DHA est directement incorporé dans les cellules du cœur du cerveau et du système nerveux. L’EPA sera pour sa part, utilisé dans de nombreuses fonctions physiologiques. Ce sont la sardine, le maquereau, le saumon, le hareng et la truite qui contiennent le plus d’oméga 3 de type AEP et ADH. Les autres poissons en contiennent aussi, mais en moins grande quantité. De même, selon les plus récentes études, la teneur en oméga 3 des poissons d’élevage et des poissons sauvages est similaire. En ce qui concerne les sources végétales d’oméga 3, principalement la graine de lin et l’huile de canola, elles exigent malheureusement une transformation de la part de l’organisme, avant de pouvoir être utilisé sous la forme d’AEP et de ADH. Leur oméga 3 est constitué de « courte chaîne » de carbone de 18 atomes dites ALA, au lieu de « longue chaîne » de 20 ou de 22 atomes, comme c’est le cas des oméga 3 de source animale. Les enzymes qui font le travail de conversion des « courte chaîne » en « longue chaîne », n’arrivent à convertir que seulement environ de 1% à 8% de ces molécules. Plusieurs facteurs influencent cette capacité de l’organisme à allonger ces chaînes de carbone d’oméga 3, dont le sexe et l’âge. C’est ainsi que les femmes le font mieux que les hommes et les jeunes mieux que les personnes plus âgées. Les produits enrichis en oméga 3, comme les jus le lait et le pain le sont généralement à base de l’huile de lin. Ce qui en fait des produits à faible teneur en oméga 3, à cause de la non bio-disponibilité de ce dernier. Les œufs enrichis sont un peu plus intéressants, car dans ce cas, c’est la poule qui est nourrie de graines de lin et c’est son métabolisme a elle qui fait le travail de conversion. Elle le fait mieux que nous, un œuf peut contenir jusqu’à 75 mg de DHA prêt à être utilisé par notre organisme, mais peu d’EPA. Ce qui n’est pas le cas des œufs liquides de la compagnie Omega pro, auxquels on a ajouté de l’huile de poisson désodorisée à son mélange. Avec l’équivalent de deux œufs, on atteint la recommandation de 500 mg par jour. Plusieurs produits sur le marché contiennent de l’huile de poisson réduite en poudre. On a enlevé ce qui donne le goût de poisson et on peut ajouter cette poudre dans presque tout. L’alternative aux aliments, ce sont les capsules d’oméga 3. Tout d’abord, il faut éliminer toutes celles contenant des oméga 6, et les combinaisons d’oméga 3-6-9. Car, on retrouve dans l’alimentation en générale trop d’oméga 6 et en ce qui concerne le 9, l’organisme se charge d’en produire. Pour la protection cardiovasculaire l’EPA et le DHA sont aussi importants l’un que l’autre. Cependant, pour la santé mentale, l’EPA a donné de meilleurs résultats que le DHA. Enfin, pour éviter d’avoir l’haleine sentant le poisson, il y a sur le marché des capsules enrobées qui sont métabolisées dans l’intestin, plutôt que dans l’estomac. L’été est là : Attention au barbecue ! De plus, sous l’effet de la chaleur intense du barbecue, les composantes de la chair animale en particulier la créatine, les acides aminés et les sucres, réagissent ensemble pour former des amines hétérocycliques (AH). L’apparition de ces composés augmente avec la température et la durée de cuisson. Il est vrai que les fritures et la cuisson à une température dépassant les 300 degrés Celcius, causant le brunissement ou la carbonisation de la viande, produisent également de grande quantité d’amines hétérocycliques. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les amines hétérocycliques sont des composés cancérigènes. Ils favorisent l’apparition de tumeurs bénignes au colon et au rectum, ainsi que le cancer de l’estomac. De même certaines études en font des liens avec le cancer sein, chez les femmes postménopausées.
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