III) Étapes de la démarche C-A-D-E-A-U
C-onnaître la personne qui consulte
Il est de constitution dominante ectomorphique (avec une mineure mésomorphique) et est du groupe sanguin A avec un tempérament nerveux-bilieux. Le bilan des facteurs de risque révèle une alimentation carencée en protéines en lipides, un excès de produits raffinés et inhibiteurs de nutriments essentiels. En ce qui concerne le bilan de la condition physique il relève, une faible endurance organique et musculaire, de même qu’une manque de flexibilité. Les agents stresseurs sont nombreux : conflits au travail, relation familiale tendue avec son ex-conjointe. Enfin, en ce qui concerne les facteurs environnementaux, on retrouve la présence de polluants au travail, bruit, fumée de cigarette, métaux lourd.
Les indices de vitalité indiquent une hypo-vitalité, de même certains des indices de santé évalués IMC, RAH et ICV sont en zone non souhaitable. Il en est de même des marqueurs biologiques mesurés, pH urinaire en acidose, indican à 3, Koenisburg en hypo et oxy-data élevé…
A-nalyser les données recueillies en vue de déterminer une hypothèse d’intervention)
L’hypothèse dite neuro développementale de la dépression est proposée depuis quelques années . Elle repose essentiellement sur l’observation d’un certain nombre de facteurs causant cette maladie. Les plus récentes études s’intéressent par exemple aux variations du cortisol plasmatique et de la sérotonine chez les déprimés. On a remarqué que les neuroleptiques bloquaient les récepteurs des catécholamines, ce qui explique leur action anti-maniaque. On peut suivre leur évolution par le dosage de certains acides organiques. L’étude des endorphines est également une voie prometteuse. Une hypothèse biochimique nouvelle a été développée depuis quelques années par une équipe de Zurich. Cette équipe a montré, par des méthodes biochimiques et magnétique spectrocopique (RMS), que les déprimés et les schizophrènes présentent un important déficit en glucathion dans le cortex préfontal , déficit que l’on retrouve également dans le liquide céphalorachidien. Rappelons que le glucathion est un tripeptide (y-glucamyl – cysteinyl – glycine) qui joue un rôle majeur dans la protection des cellules contre le stress oxydatif. Lorsqu’on sait que dans les cellules pyramidales du cortex préfrontal, leurs épines dentritiques comportent des boutons où cohabitent une terminaison dopaminergique et une terminaison glutamatergique. Que le catabolisme de la dopamine conduit à des produits fortement oxydants qui, s’ils ne sont pas réduits, sont toxiques pour ce milieu biologique. Un déficit en glucathion amène donc ces produits du métabolisme de la dopamine à être délitérés dans l’environnement immédiat des terminaisons des cellules pyramidales. C’est ainsi qu’il a été démontré qu’un déficit en glucathion produit des symptômes psychotiques, comme le fait la phencyclidine, un antagoniste des récepteurs de dopamine.
Cette hypothèse rencontre en quelque sorte, celle du rôle joué par le métabolisme des sucres en particulier de l’hypoglycémie, dans la genèse de la dépression. Car, les chercheurs remarquent une réduction significative de la concentration de l’insuline et de ses récepteurs dans le cerveau d’individus au premier stade de la maladie et une diminution progressive de ces mêmes paramètres à mesure que la maladie évolue.
L’autre hypothèse développée par la psychologie développementale est celle des mécanismes d’intégration intermodale dans l’acquisition de la plupart des habiletés sensorielles, motrices, affectives, cognitives et relationnelles dans le développement du sens du So, au cours de l’enfance. L’intégration intermodale est un processus généralement automatique qui nous permet de percevoir la cohérence d’informations nous parvenant par des canaux sensoriels différents. Les travaux menés sur l’intégration neuro-émotionnelle par les mouvements oculaires (EMDR) sont là pour prouver le bien fondé de cette hypothèse.
En naturopathie, tout état de santé ou de maladie, est caractérisé par un profil réactionnel individuel ou individualité biochimique, représenté par un tableau clinique spécifique qu’il faut savoir interpréter et non pas combattre. Car ce tableau clinique est la résultante de différents facteurs, initiateurs, promoteurs et déclencheurs qu’il faut corriger.
L’équation du PRI est toujours la même quel que soit le phénomène qu’on tente d’expliquer, à savoir :
PRI = (FI + FP) FD.

D-écouvrir les causes principales du phénomène observé)
1- Facteurs initiateurs (FI)
- D’ordre génétique et de développement global.
2- Facteurs promoteurs (FP)
- L’accumulation de métabolites intermédiaires toxiques (radicaux libres et acides organiques) de même que de métaux lourd et autres molécules xénobiotiques dans les tissus et les terminaisons nerveuses ;
- Le déséquilibre alimentaire en protéines, lipides et hydrates de carbone (glucides lents);
- Les carences en vitamines, oligo-éléments et autres nutriments essentiels;
- Les conflits cognitifs, causes des inhibitions d’action;
- Les distorsions cognitives induites par un développement sensori-moteur déficient;
- Des tension musculaire engendrées par une somatisation de situations conflictuelles
3- Facteurs déclencheurs (FD)
- Conflits dans la vie de couples, stress oxydatifs ou dystonie neuro-végétatif.
É-tablissement d’un plan d’intervention personnalisé à vision étiologique
- La nutrathérapie :
- Une alimentation hypotoxique à dominante protéinée et végétale, riche en facteurs CARO et tenant compte des éléments précurseurs des médiateurs chimiques. Exemple : La tyrosine contenue dans les protéines animales (fromage maigre, fromage, poisson, volaille, le tryptophane); pour la sérotonine (volaille, poisson, légumineuses, tofu, fromage..), la phénylalanine (poisson maigre…), le chrome (céréales complètes, les graines, les noix, les champignons…le complexe B, en particulier la B1,B2,B3,B6 (levure, etc)
- La nutrithérapie : Complexe d’acides aminés, Vitamine C, zinc, sélénium –Oméga 3 le Mg, huile d’onagre et vit E.
- Phytothérapie: Millepertuis (extrait normalisé à 0.3% d’hypéricine ou de 1% à 3% d’hyperforine), Valériane (extrait normalisé à 0.8% d’acide valéréique ou à 1-1.5% de valtrates), Ginseng (extrait normalisé de 4% à 7% de ginsénosides), Ginkgo biloba (extrait normalisé de 24% à 25% de glucoflavonoïdes et de 6% de terpéno-lactones).
A-ccompagner le client dans la démarche proposée avec des critères d’évaluation objectifs
- Examens biologiques :
- Évaluation des critères du DSMR III
- Évaluation des paramètres bio-électroniques, en particulier, l’acidose (pH), l’oxydo-réduction (rH2);
- Rapport Cortisol/DHEA et autres médiateurs chimiques (comprenant l’insuline)
U-tiliser toutes les ressources disponibles, en particulier les autres approches complémentaires
- L’état de santé du patient semble s’être stabilisé après deux mois de ce traitement et l’établissement d’une hygiène de vie. Son médecin commence à réduire progressivement sa médication. Des soins complémentaires en ostéopathie, acupuncture et en psychologie doivent venir complètert le protocole naturopathique.
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