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ÉDITORIAL
Pour les tenants de cette approche, « une maladie est une réaction biologique de survie face à un évènement émotionnellement imprévisible et non contrôlable. »C’est ainsi quepour eux, chaque maladie, chaque organe correspond à un ressenti très précis, et qu’il suffit de trouver l’événement originel, déclencheur ou générateur de la maladie, pour mettre en marche les mécanismes de l’auto-guérison. En traitant ainsi la cause, on traite alors l’effet, à savoir la maladie. Même les maladies dégénératives comme les cancers et les maladies infectieuses n’échappent pas à cette théorie unifactorielle de l’origine des maladies. D’abord faisons un peu d’histoire. La Biologie totale est née de la fusion de deux approches, la Médecine nouvelle et la Psychogénalogie. Pour ce qui est de la deuxième approche à l’origine de la Biologie totale, il s’agit de la Psychogénéalogie. Comme son nom l’indique, ce sont les principes de la psychologie appliqués à l’arbre généalogique d’un individu. Elle compte plusieurs pionniers, particulièrement en France, dont Anne Ancelin Schützengerger, Sigmund Freud et Françoise Dolto. Cette approche aborde comment les mémoires familiales peuvent se transmettent de génération en génération, en véritable crypte généalogique logée dans l’inconscient de l’individu. et affecter son comportement ainsi que son état de santé. La Biologie totale nous vient plus précisément d’un marseillais, le docteur Claude Sabbah et d’autres continuateurs. C’est en s’intéressant au rôle exercé par les émotions sur l’évolution des maladies, qu’il qualifie de « mal-a-dit » qu’il jettera les bases de la théorie de la Biologie totale.
Ainsi, rien d’étonnant d’apprendre que des allégations faites par ces approches, sont parfois non fondées et utilisées par certaines personnes soit dans le but de profiter de la naïveté des gens ou par altruisme afin d’apporter une aide, pensant bien faire. Car, au Québec les professionnels de la santé, sont, pour la majorité membres d’un ordre professionnel, régis par un code de déontologie les obligeant à n’utiliser que des moyens d’action éprouvés. Malheureusement, ce n’est pas le cas pour les praticiens des MAC, dont la majorité des disciplines qu’elles regroupent ne sont pas reconnues par l’Office des professions du Québec (OPQ). Ce sont que des associations professionnelles, qui ont pour mission de protéger leurs membres et non le public, qui encadrent ces pratiques, avec un code de déontologie (lorsqu’il y a un). Ainsi, ces associations ne peuvent avoir de telles exigences en matière de validation scientifique, n’ayant ni le mandat ni les ressources pour mener de telles recherches. Pour ce qui de la médecine naturopathique face à la Biologie totale, il faut savoir que la naturopathie est une approche globale intégrant entre autres concepts, celui d’holisme dans ces fondements. Ce qui oblige le praticien à tenir compte de toutes les composantes concernées, à savoir : Pour aborder de tels problèmes en qualité de naturopathe clinicien, il se doit de remonter aux causes premières qui pourraient notamment provenir de carences ou d’excès nutritionnels de toute sorte ou encore de conflits cognitifs pouvant induire la fameuse inhibition d’action ou stress chronique, théorie largement démontrée par les travaux du professeur H.Selye. C’est à cette fin que certaines grilles d’analyse psychologiques proposées par différentes approches, dont la Biologie totale, peuvent être utilisées par le naturopathe. Naturellement, il s’agit là d’un simple moyen d’évaluation parmi tant d’autres qui sont validés ou non, se trouvant dans la boîte à outils du naturopathe clinicien. Alors, si un(e) naturopathe désire pratiquer d’autres disciplines soit exclusivement ou en parallèle, il devrait bien préciser dans son offre de services ses spécialités et s’assurer d’être membre de l’association professionnelle concernée par cette discipline, pour l’émission des reçus pour les compagnies d’assurance. Cette précision est importante afin de ne pas porter la personne qui consulte à confusion sur la démarche naturopathique qui n’est pas ni celle de la biologie totale ni des autres MAC. En guise de solution devant la réticence du gouvernement à créer un ordre professionnel pour les MAC, en attendant une législation permettant leur encadrement, nous souhaitons voir le gouvernement, avec l’aide notamment des universités, mettre sur pied, dans un délai raisonnable, une régie ou un organisme d’évaluation de ces nouvelles approches en santé avec pour mission d’émettre des avis sur leur innocuité et leur efficacité, pour le protection du public. Jean-Claude Magny N.D.Agréé
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