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CAPSULE SANTÉ
Le cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme de plus de 50 ans. On dénombre 680 000 nouveaux cas par an dans le monde !

Mais saviez-vous que la prostate est, comme le sein, en meilleur état quand elle fonctionne davantage ? C’est ainsi que le risque de cancer du sein est diminué par l’allaitement qui fait travailler les glandes mammaires et qu’il en est de même pour la prostate : les homme qui éjaculent plus de 21 fois par mois à partir de 20 ans ont 1/3 de risque de moins de faire un cancer de la prostate que ceux qui ont moins de 7 éjaculations par mois * . Il s’agit d’un acte préventif simple sans effet secondaire et même agréable.

L’alimentation, le mode de vie et certains nutriments ont aussi un impact sur le cancer de la prostate. Les aliments riches en lycopène, ce pigment rouge qui donne à la tomate et au melon sa couleur rouge et ceux contenant du sélénium seraient des agents protecteurs du cancer de la prostate. Il en est de même du thé vert, qu’une étude japonaise vient de démontrer que le cancer de la prostate était de 50% inférieur chez les personnes qui consommaient au moins cinq tasses par jour.
C’est dans cette perspective que le chercheur Dean Ornish a mené une recherche clinique portant sur des hommes atteints du cancer de la prostate à un stade précoce et ayant refusé, pour des raisons personnelles, de se faire traiter en médecine allopathique.
Il avait formé deux groupes, le premier, servant de groupe témoin, ne devait rien changer aux habitudes de vie. Tandis que le deuxième groupe devait lui adopter un régime végétarien pauvre en graisse animale, comprenant principalement des fruits, des légumes, des céréales complètes sans gluten et des légumineuses y compris le soja. De même, la consommation de calcium en provenance des produits laitier ne devait pas dépasser 2 000 mg. De plus les participants de ce groupe devaient pendre certaines vitamines et minéraux en supplément (*), pratiquer des exercices physiques aérobies, du yoga, de la méditation et enfin participer à un groupe d’entraide une fois par semaine.
Au bout d’un an le marqueur PSA des participants avait diminué de 4% dans le deuxième groupe, tandis qu’il avait augmenté de 6% dans le groupe contrôle qui n’avait adopté aucun changement dans les habitudes de vie.

(*) De plus en plus d’études tendent à démontrer un lien entre la prise de vitamine E, au moins 100 UI par jour ou 66 mg et la prévention du cancer de la prostate. Le sélénium et le zinc semblent aussi jouer un rôle protecteur. C’est la raison pour laquelle le National Cancer Institut (USA) commandite actuellement une étude qui prendra fin en 2013, auprès de 32 000 hommes de la vitamine E du sélénium et du zinc.

Messieurs, qu’attendez vous pour mettre ces principes en application ?


* JAMA, 291 (13), 7 avril 2004, p…….. 1578-1586

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